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Aller, après deux journées d'exploration citadine, il
est temps d'élargir nos horizons. Au volant de la rituelle voiture
de location, nous partons découvir le reste de l'île. C'est
parti !
Haaa,
mais c'est beau Tenerife ! Ses montagnes battent celles de Gran Canaria
de loin ! Les vues changeantes que nous découvrions à
fur et à mesure que nous montions sont imprenables. Bon, nous
avons tout de même essayé de les prendre, mais ça
ne donnera qu'une idée de ce que nous avions réellement
sous les yeux. Le plus impressionnant fut le moment où nous dépassions
la couche de nuages qui forme la fameuse "Panza de burro"
qui recouvrait déjà Las Palmas. Tout d'un coup de soleil,
le ciel bleu, et toujours, les senteurs des pins et des eucalyptus.
Ca c'est de la forêt !
Tout en haut, au pied du volcan Teide, il ne faut plus compter
sur la moindre herbe, par contre, on y voit des coulées de lave,
un désert avec un peu partout des pierres énormes qui
ont dû être éjectées lors d'éruptions
et qui ont explosé, des reliefs surprenants, et le volcan lui
même qui culmine à 3718 mètres. Un téléférique,que
nous avons partagé, entre autres, avec un bébé
qui avait fait caca dans ses couches et un machiniste qui manifestement
avait très chaud, nous emmèna à 200 mètres
du sommet d'où l'on peut, moyennant une autorisation obtenue
au préalable, finir de monter à pied jusqu'en haut.


Ca n'a l'air de rien comme ça, 200 mètres. A peine le
trajet pour chercher du pain chez le boulanger, n'est-ce pas ? He bien
ces 200 mètres-là, j'ai vraiment cru qu'ils allaient m'achever.
Je ne pouvais pas franchir 10 mètres sans m'assoir, au bord de
l'attaque cardiaque. Et Ludo, qui fume plus d'un paquet de clops par
jour attendait patiemment que je le rattrape. C'était énervant.
Il doit être plus habitué à manquer d'oxygène
que moi...
Le cratère en soi n'a rien d'extraordinaire, large de quelques
dizaines de mètres, il est juste plein de pierres plus claires
que celles qui ont volé dans les airs et que l'on voit plus bas.
Heureusement, une puante odeur de soufre nous rappelait que nous étions
sur un volcan, sinon, j'aurais été déçue...
Malgré un peu de brume ce jour-là, la vue à 360
° était impressionnante, on pouvait voir Gran Canaria, Gomera
et notre prochaine escale, La Palma.
Le Nord de l'île, très montagneux est aussi un parc national.
Nous l'avons parcouru de long en large et y avons trouvé une
végétation qui s'en donne à coeur joie dans une
humidité et une température de 17 degrés qui nous
ont étonnés sachant qu'un peu plus bas, en ville, il faisait
35 degrés. Le sud de l'île, comme pour Gran Canaria, est
très sec et très développé au niveau tourisme.
Un tour rapide dans les ports nous a convaincu qu'il y avait mieux à
voir.
C'est après une de nos plus belles journées de navigation
que nous jetons l'ancre pour la nuit devant cette ville très
touristique, ce qui ne nous emballe pas, mais qui offre un bon mouillage
confortable dans une eau turquoise où nagent tortues et poissons
qu'on imaginerait bien dans notre poële à frire.
Nous avons quitté Santa Cruz avec Sabine, une bateau-stoppeuse
que nous emmenions à la Gomera. A peine l'ancre assurée,
plouf à l'eau ! Ca y est l'eau est chaude maintenant, et nous
commençons à nous baigner à tout moment de la journée
et de la nuit ! Ludo se serait bien passé de la musique country
qui venant d'un café près de la plage, c'est le défaut
de ce site balnéaire qui manque de couleurs locales. Cependant,
il a l'air de faire le bonheur de milliers de personnes qui y viennent
en vacances tous les ans. Chacun son truc !
Le
matin, je me lève pour découvrir le carré vide
de Sabine. Le temps que je fasse le café, je vois quelqu'un s'approcher
du bateau à la nage. C'est Sabine. Mais qu'est-ce qu'elle a sur
la tête ? J'attrappe les jumelles. "Ca alors ! C'est super,
des croissants !"
Accroché à ses cheveux par des épingles, le précieux
chargement arrive à bord indemne, et c'est une journée
qui commence bien !
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