Mise a l'eau
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Dimanche 3 janvier : plus de 50 noeuds de vent, et deux dépressions prévues pour les jours à venir.
Bienque tout soit prêt, il est peu probable que nous mettions à l'eau lundi. Mais nous faisons tout comme, au cas où. Lundi matin, les placards du bateau sont vidés, les mousses et les planchers sortis, tous les fonds bien visibles. Plus rien du formidable amalgame d'outils, de caisses, de morceaux de bois en tous genres et de toutes tailles ne reste sous le bateau. Nous sommes fin prêts.
Ludo va au port voir la météo prévue pour la journée. Coup de fil : on y va !
Là, branle-bas le combat ! Fermez les vannes, virez toutes les rallonges qui, comme des cordons ombilicaux relient Askoy au hangar, préparez des amarres, les parebattages, de la moquette pour protéger la peinture et les vernis, etc...


Quelques copains et la famille arrivent pendant qu'on met en place le ber roulant.Ce ber hydraulique permet de soulever le bateau du sol et de le tirer par la suite. Quel émotion quand j'ai vu dans le viseur de ma caméra les cales sur lesquelles la quille reposait depuis des années bouger imperceptiblement puis se faire retirer par quelqu'un que je ne voyait pas, de l'autre côté du bateau.
La sortie du hangar s'est bien passée. Malgré la circulation sur la route personne ne s'est fait écraser. Ils sont fous ces havrais ! Nous leur faisons signe de s'arrêter le temps de sortir le bateau du hangar. Ils s'arrêtent en effet, puis dès qu'on a le dos tourné, hop ! gros coup de volant, accélérateur, et ils nous contournent à la surprise générale, au risque mettre en péril notre délicate manoeuvre ou de se prendre une voiture qui a eu la même idée brillante de l'autre côté... Le dernier qui a fait ça avait un "A" collé sur le parebrise arrière. Ca promet !
Malgré le temps pluvieux, Askoy est magnifique. Il est enfin dehors, et ça change tout. Nous le découvrons plus beau que jamais, avec un recul tout nouveau que les murs du hangar nous interdisaient. La gorge me serre encore alors que j'écris tout ceci des semaines plus tard.


Au rythme lent du tracteur fatigué du chantier, Askoy est emmené au bord du quai. Là, une assez longue préparation a lieu. Tout le monde participe, chacun trouve quelque chose à faire. Tout s'est passé dans un calme et une maîtrise parfaits. Pas de panique, ni de fausses manoeuvres, ni de dégâts quelconques. Hervé, le grutier a fait du travail d'artiste. Il a gruté le bateau avec une délicatesse dont je ne coyais pas la grue capable. Je n'ai même pas vu le bateau se soulever du ber... J'ai compris qu'il était déjà suspendu quand on a commencé à abaisser les pieds du ber et qu'Askoy est resté debout.

Lentement toujours, comme pour faire durer ce moment inoubliable, Hervé monte Askoy à quelques mètres du sol. Des mètres angoissants, où tout le monde a dû penser en même temps à l'horreur d'un accident de grue maintenant. Peu à peu, la grue pivote, et présente Askoy sur l'eau. Ludo lui tient le bout du nez avec un cordage. La descente commence. Les secondes avant de toucher l'eau ont été si longues ! Puis une exclamation de bonheur et de soulagement général annonce qu'Askoy vient de toucher l'eau.
30 secondes plus tard, Ludo est déjà à bord, une lampe de poche à la main en train d'inspecter les fuites d'eau inévitables.

Et voilà !
Oui, OK, il manque un mat et des tas de choses à l'interieur tels qu'un moteur branché, des cuves à eau et à fuel, un chauffage de bateau, etc.
Nous y travaillons ! Rendez-vous pour la prochaine mise à jour.

Vendredi 30 avril, le mat est posé. Dès le lemdemain, Ludo saute dans la chaise de mat et je le monte en tête de mat avec l'appareil photo.


Vue du haut du mat

PREMIERS ESSAIS
Ces photos ont été prises lors de la première sortie début juillet 99. Askoy se comporte très bien. Aucun problème ne vient gâcher cette belle journée de navigation.


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