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Avis
aux amateurs de nature,
d'animaux à plumes, à écailles ou à poils,
aux mangeurs de fruits, de poissons, de chèvre,
aux flemmards,
aux peintres,
aux sportifs,
aux pêcheurs,
aux contemplatifs :
NE CHERCHEZ PLUS !
C'est ici qu'il faut venir !
Ludo et moi étant un peu de tout ça (sauf peut-être
sportifs...), je vous laisse imaginer notre vie depuis quelques temps...
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cliquez sur la carte pour l'agrandir
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19 février - 9 avril 2004
Après une belle navigation de 30 heures par vent de travers
depuis la Barbade, Askoy contourne le dernier cap avant d'entrer dans
"Man o' war bay" au nord de Tobago. Impatients de découvrir
ce qu'il y a derrière le cap nous tendons le cou, allez encore
quelques mètres...
Depuis le matin, les reliefs verdoyants de l'île nous ravissent.
Des oiseaux par dizaines s'engouffrent, émergent et tournoient
au dessus des arbres qui semblent se bousculer jusqu'au bord des falaises.
Enfin la baie s'ouvre à nous . Les yeux comme des soucoupes,
je crois que nous avons dit en coeur : "C'est pas possible !",
suivi par un silence significatif. On n'oserait même pas rêver
d'un endroit pareil !

Après avoir mouillé l'ancre et gonflé
l'annexe en vitesse, nous nous précipitons vers les douanes afin
d'y être avant 16 heures, sinon gare aux frais d'heures supplémentaires
!
On
nous présente les formulaires à remplir en deux exemplaires.
Dans la case "durée du séjour", nous écrivons
: "3 jours". Le carnaval de Trinidad commence dans moins d'une
semaine, nous prévoyions d'y être lundi.
Nous voici deux semaines plus tard. C'est sans regret que nous avons
fait une croix sur le carnaval (je crois qu'en découvrant la
baie, nous le savions déjà...), et notre bonheur d'etre
ici ne s'est pas émoussé le moins du monde. Chaque matin
au lever, nous sommes toujours saisis par la beauté du paysage
qui nous entoure, les pélicans, mouettes, frégates, et
autres oiseaux qui vivent autour de nous continuent à nous amuser
quotidiennement, des amitiés se sont liées avec d'autres
bateaux, des relations se tissent tout doucement à terre, les
ballades dans la forêt et sous l'eau sont innombrables.
Ce matin j'ai mangé mon petit déjeuner froid à
cause d'une immense raie manta qui s'est promenée nonchalamment
autour du bateau pendant une demi-heure. Quelques requins et tortues
en font autant occasionnellement. Seul l'accès à Internet
et l'approvisionnement en certaines denrées telles que les laitages
et de la bonne viande laissent à désirer. C'est dire si
la situation est grave !
Ha si, il y a une chose qui ne va pas du tout : on ne trouve pas de
chocolat noir pour Ludo dans toute l'île ! Mais nous avons récemment
cueilli du cacao lors d'une ballade, si quelqu'un a le mode d'emploi
pour faire du chocolat, nous sommes preneurs !
La route tortueuse qui suit le littoral jusqu'à la capitale -un
bien grand mot pour Scarborough- longe des baies magnifiques et traverse
de petites bourgades paisibles et modestes où la vie semble si
simple. Le tourisme est presque anecdotique, il se montre ici et là
sous forme de petits hotels, mais surtout de pancartes faites à
la main vendant des visites guidées, des hébergements,
des restaus.
La générosité de la nature et l'abondance de l'eau
donnent un ton bien différent de celui du Cap Vert, et pourtant,
il y a un peu de ça dans l'ambiance. Sauf qu'ici, les gens butent
dans des noix de coco plutôt que dans des cailloux. Se rendent-ils
compte de la chance qu'ils ont ?
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