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Haaa ! De la moutarde de Dijon ! Du chocolat noir ! Du beurre demi-sel
! Du Camembert !!! Ca a du bon de retrouver la France !
Croirez-vous qu'en plein mois de Mai nous dégustions, sans complexe
aucun, choucroutes et cassoulets ? Et encore, sans l'aversion de Ludo
pour le fromage, la fondue savoyarde y serait passée aussi !
Ces plaisirs gastronomiques nous ont bien consolés des contre-temps
et de la pluie qui se sont abattus sur nous au long de notre séjour...
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Avril à mai 2004
Deux mois mouillés au Marin, immobiles dans une
eau verdâtre dans laquelle on ne risque pas un orteil à
moins d'y être contraint. Autour de nous des centaines de voiliers.
A terre, des commerces ouverts rien que pour nous, nous attendent les
bras ouverts. La vie s'est fort bien organisé autour du nautisme
au Marin. Rien ne manque, c'est le rêve si l'on fait abstraction
des prix exorbitants et d'un environnement "artificiel" !
Il domine au port du Marin une ambiance de fin de voyage, d'oubli de
ces rêves de découverte qui, au début du voyage,
nous faisaient tous vibrer. Nous y avons retrouvé plusieurs bateaux
recontrés aux Canaries il y a deux ans.
Haa, Les Canaries ! C'est encore le début du voyage. De là,
nous partons tous azimuts ! Les uns au Brésil, les autres au
Cap Vert, aux Antilles, à Panama ! Dans les ports des Canaries,
les noms de pays encore inconnus s'égrainent, nous laissant rêveurs,
le sourire en coin. Tout cela est fini au Marin. Arrivés là,
beaucoup ont un air blasé, vidé. Plus d'étincelle.
Ecole pour les enfants, sécurité sociale, RMI... Chacun
a ses raisons pour avoir mis fin à la navigation. Ceux qui entament
le retour vers la métropole, souvent pour vendre le bateau et
retourner travailler, sont encore les plus gais. Ceux qui ont trouvé
du travail, la sécurité, et un certain confort à
la marina, ont comme une tristesse au fond des yeux. Ou alors, c'est
notre regard qui nous fait imaginer des choses...
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Le bien nommé Cul de Sac du Marin, est diamètralement
opposé à ce que nous recherchons en bateau. Ce n'est rien
d'autre qu'un parking à bateaux entouré de caisses enregistreuses.
Mais le Marin n'enlève rien aux charmes de la Martinique que
l'on trouve ailleurs. Les Anses d'Arlet, Saint Pierre, la Caravelle,
les jardins de Balata, et j'en passe sont autant d'endroits où
l'on est bien et où ca sent la Caraïbe !
Nous avons loué une voiture à plusieurs reprises, mais
la pluspart du temps, c'était pour effectuer un parcours du combattant
entre les zones industrielles et Fort de France. Programme d'une journée
type : faire tourner une pièce pour l'enrouleur, commander une
coque d'annexe, trouver l'introuvable pièce en inox, amener un
appareil électrique à réparer, déposer la
survie pour une révision, aller à la Préfecture
pour un passeport...
Un jour où il faisait beau (une fois n'est pas coutume...), nous
avons tout de même fait un tour de l'île en voiture. Visite
chaudement conseillée par des connaisseurs, nous sommes allés
voir la distillerie des rhums JM. Dégustation faite, nous confirmons
qu'il est très bon ! Nous avons gouté au rhum blanc, et
aux rhums vieux de 2, 10 et 40 ans ! Je crois que l'employée
avait Ludo et notre ami Cyril (voilier "Fol De Dol") à
la bonne. Il faut dire que plus nous goutions aux verres qu'elle nous
servait, plus ils la faisaient rire. La distillerie JM se trouve au
milieu de la verdure, avec un petit étang en bas. Le site baigne
dans une odeur...enivrante... de canne à sucre promise à
un bel avenir. Il y a pire comme environnement de travail, vous ne trouvez
pas ?
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Une
grande marche dans le nord de l'île était prévue,
mais cela ne s'est pas fait pour diverses raisons, météo
et autres. Nous avons juste fait un tour à Grande Rivière
en nous promettant d'y retourner. Décidément, je ne me
lasse pas des photos de barques de pêche tirées sur une
plage. Cette image a quelque chose d'intemporel qui me séduit...
En parlant de bateaux, en voici un en pleine construction ! Il s'agit
de notre nouvelle et vaillante annexe rigide ! Aucun des travaux que
nous avions prévu de faire en Martinique n'a été
fait à cause de la pluie. Par contre, lassés d'écoper
et de recoller notre zodiac, nous avons opté pour du rigide.
Comme toujours, nous n'allions pas acheter ça tout fait, n'est-ce
pas ? Et pour faire simple, cela s'est fait dans le cockpit d'Askoy
! Ben tiens !
Ca commence toujours par "juste un petit collage" ; ça
se finit avec la meuleuse, ponceuse, rabot ect. Bonjour la gratouille
pendant des jours ! Le bois, ça fait de la poussière,
mais elle est innofensive ; la fibre, ça rentre dans la peau,
dans les vêtements, et ça gratte beaucoup et longtemps
! On a beau se doucher et se frotter, rien d'autre que le temps n'y
fait. On n'est pas prêts de faire un voilier en fibre, je vous
le dis !
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N'empêche, une fois finie, ça valait bien
le coup ! Nous en sommes très contents de notre coquille. Nous
la montons sur le roof en un tour de main, elle pèse à
peine 25 kilos. Et elle en fait rire plus d'un quand on traverse un
mouillage. Je me demande pourquoi ?
Connaissez-vous
l'arbre du voyageur ?
Le voici dans toute sa splendeur.
La question est de savoir pourquoi il s'appelle ainsi ?
Pas très transportable tout de même... Il y a bien une
raison qui le lie au voyageur, mais laquelle ?
Pour vos réponses, c'est ICI
!
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La Barbade - Tobago
- Grenadines, Sainte Lucie - Martinique
- Grenade
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